Sur les pas de Bruce Lee

Souplesse, élégance et maîtrise de soi sont les qualités que de très nombreuses femmes recherchent dans l'art du kung-fu. Des gestes de self-défense en toute féminité.

Par Estelle Lucien
Où :
Association pour la pratique des arts martiaux chinois: www.wuhun.ch
Ecole Kung-fu Tao-Lung à Genève: www.kungfugeneve.ch
Ecole d'arts martiaux chinois à Renens: www.cercle-du-dragon.com
Académie de kung-fu à Lausanne: http://kungfu-chuanshu.com

Combien ?
Les cotisations varient entre 45 et 70 francs par mois selon les clubs et les cours proposés.

Comment ?
En kimono noir et pieds nus. Les protections tibias, jambes et pieds sont utiles lors des combats.

C'est bon pour :
La souplesse: Certaines figures confinent à l'acrobatie
Les jambes: Elles doivent être musclées, impulsives, réactives et aussi rapides que les bras.
Une musculature harmonieuse: Chaque séance inclut de la gymnastique afin de muscler toutes les parties du corps.
Concentration: Réaliser un tao, c'est ne penser à rien d'autre qu'à l'accomplissement de ce geste précis et détaillé.
La force intérieure: Une certaine capacité à maîtriser son énergie.

Glossaire
Tao: Enchaînement de mouvements codifiés selon le style.
Le Chinna: self-défense
Le Sanda: combat sportif contre un adversaire.
Titue: coups de pieds
Lasan: souplesse de la tête aux pieds.
Bu dui: le cri poussé par le maître quand l'élève se trompe
Ancienne danseuse classique, Alexandra a conservé le goût des exercices à la barre. Sauf qu'elle a troqué l'objet fixe pour un bâton. Avec le sabre et l'épée, c'est une des trois armes maniées au kung-fu, c'est aussi la première. Mais c'est toujours et d'abord à mains nues que les novices font leurs premiers pas dans cet art martial chinois popularisé en Occident par Bruce Lee. Alexandra elle-même avour que le personnage charismatique du Petit Dragon n'est pas étranger à son envie de pratiquer le kung-fu. Depuis trois ans, trois fois par semaine, l'ancienne ballerine s'entraîne à l'apprentissage des taos (voies ou chemins en chinois), suite de mouvements reproduisant un combat contre un adversaire imaginaire. Toutes les parties du corps sont mobilisées. "Ce sont de vraies chorégraphies. C'est très artistique, explique Alexandra. Et physique. Après un tao, tu es vraiment essoufflée !". Pompes et abdos, sauts, techniques de coups de pieds et de coups de poing dans le vide ou contre un obstacle sont les passages obligés pour être capable d'accomplir une gestuelle fluide, harmonieuse et maîtrisée. Maîtrise est la traduction littérale de kung-fu. Le terme n'est utilisé qu'en Occident. Apparu en Chine entre 300 et 500 avant Jésus-Christ, cette discipline est nommée dans l'Empire du Milieu Wu Shu. Fondée sur des principes tant philosophiques, spirituels que physiques, elle se compose de deux écoles, celle de Shaolin, influencée par la pensée bouddhiste, et celle de Wudang, empreinte de taoisme. Chacune se différencie encore par des styles, on en compte plus de 350 en Chine. Alexandra n'hésite pas à faire le long voyage jusqu'à Pékin, dans le cadre de stages de deux semaines organisés par son école. "Nous nous entraînons huit heures par jour avec des maîtres chinois, ce qui nous permet de progresser énormément et surtout de remonter à la source ou de sentir des aspects particuliers comme la discipline, très rigoureuse là-bas." Le kung-fu s'adresse à un public particulièrement large. Les femmes sont très nombreuses. Chacune y trouve ce qu'elle cherche: une activité sportive élégante, complète et exigeante, un moyen d'acquérir des gestes de self-défense et enfin une philosophie fondée sur la recherche permanente de l'amélioration de sa technique. Ecole de caractère, le kung-fu véhicule des valeurs traditionnelles et éducatives qui n'ont pas évolué à travers les siècles. L'élève doit respect à son maître autant qu'à son adversaire. "On acquiert confiance en soi. Il y a beaucoup de sensations intérieures. C'est un dialogue avec son corps, témoigne Alexandra. La compétition n'est pas absente, mais elle est tournée vers soi-même.

L'article d'Edelweiss original


 
Ecole de kung fu Wuhun, 59, r. du XXI-Décembre, 1207 Genève, tél +41 79 458 21 73,  info@wuhun.ch